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Marketing et politique : Pizza Salvatore ouvre une nouvelle ère

L’affaire Pizza Salvatore a fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs personnalités publiques se sont insurgées contre l’opinion politique affichée par Guillaume Jr Abbatiello. (Petite parenthèse : savez-vous combien ça coûte annoncer à Tout le monde en parle ? Ça ressemble à une belle pub gratuite, non ?) Bon, je m’écarte.


Un gestionnaire d’une grande marque ose donner son opinion sur le gouvernement ? Sacrilège ! Il va tuer sa marque !


Eh bien, au contraire. Je suis convaincu que tout était prévu. Même les réactions négatives faisaient partie du plan. Une entreprise sérieuse connaît son public cible sur le bout des doigts. Et parfois, il est beaucoup plus payant de parler directement à son public, de le dorloter, de lui montrer qu’on le comprend – et qu’il nous comprend aussi.


Pizza Salvatore savait très bien où se situait son noyau de clientèle avant de prendre position publiquement.


Les premiers pas d’une nouvelle ère

Je crois qu’on assiste aux premiers balbutiements d’une nouvelle tendance chez les entreprises québécoises : oser la politique. Parce que oui, ça fait jaser.


Et ce n’est pas sans précédent.

  • Dans les années 2010, Nike avait fait un tabac avec son guide (très sarcastique) expliquant comment brûler ses souliers en toute sécurité, après l’épisode Colin Kaepernick, ce joueur qui avait posé un genou au sol pendant l’hymne national.

  • Nordstrom, au début des années 2020, a banni la marque d’Ivanka Trump pour protester contre les politiques de son père.

  • Patagonia s’est affichée, sans aucune ambiguïté, pro-climat bien avant que ce soit un sujet à la mode.

Et la liste pourrait continuer.

Ce n’est que le début

En bref, Pizza Salvatore a eu le courage de marcher sur la braise. Mais ils ne seront pas les derniers.


Quand le milieu du marketing réalisera que, malgré la tempête, l’entreprise continue de croître, d’autres têtes dirigeantes suivront.


Est-ce que ce sera pour le meilleur ou pour le pire ? L’histoire reste à écrire. Mais comme dirait Gary Vaynerchuk, avec un brin d’ironie : « Marketers ruin everything. »

 
 
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